
J'ai souvent entendu cette phrase. Dans les livres de développement personnel, dans des vidéos, dans certaines formations, parfois même dans la bouche d'autres thérapeutes : “Dans la vie, on a toujours le choix.”
Alors oui, cette petite phrase paraît forte, car on a l'impression qu'elle nous donne de la force , de l'espoir aussi. Et moi-même je l'ai prononcée, pour moi, pour les autres. Mais plus j'avance et plus je me rends compte que cette phrase peut être écrasante.
Dans les épreuves de la vie, cette phrase peut se transformer en :
“Si tu souffres, c’est que tu l’as choisi.”
“Si tu restes dans cette situation, c’est que tu le veux.”
“Si tu n’y arrives pas, c’est que tu ne fais pas les bons choix.”
“Si tu es mal, c’est que tu n’es pas assez consciente.”
Et ça, ça culpabilise.
Non. On n’a pas toujours le choix.
Il y a des moments oĂą tu ne choisis pas.
Tu ne choisis pas un diagnostic, une maladie, un deuil, une fausse couche, une séparation brutale, un burn-out, une dépression, une trahison, une situation financière qui t'étouffe, une relation toxique où tu es sous emprise, un parent malade à accompagner.
Tu ne choisis pas tout ça. Tu le traverses.
Et parfois, tu le traverses en mode survie.
Dans certains passages de vie, le système nerveux est saturé. Le corps est en alerte. Et quand tu es en survie, tu es en mode : il faut tenir - faire face - avancer quand même- ne pas craquer - protéger les autres - rester debout
Et dans ces moments-là , on ne peut pas demander à quelqu’un de faire un choix.
Parce que parfois, il n’y a pas de vrai choix.
Il y a seulement :
ce que tu peux faire aujourd’hui
ce que tu peux porter
ce que tu peux supporter
ce que tu peux repousser
ce que tu peux accepter
Cependant, même dans ces passages là , tu as le choix de ne pas t’abandonner complètement.
Et tu as le choix de demander de l’aide, de dire “je n’y arrive plus”, de respirer juste une minute, de boire un verre d’eau, de sortir prendre l’air, de pleurer, de te reposer, d'arrêter de faire semblant, de te donner le droit de ne pas être forte.
Cette petite phrase très spirituelle ne doit pas effacer ce que la personne traverse :
la douleur, les traumas, la fatigue, la réalité, les limites, la peur.
Et on oublie que parfois, quelqu’un a juste besoin d’entendre : “Tu fais de ton mieux.”
Tu n’as pas toujours le choix… mais tu as toujours le droit d’être accompagnée.
Et c’est là que je veux en venir.
Ce n’est pas parce que tu ne choisis pas ce que tu traverses que tu dois le traverser seule. Tu as le droit d’être soutenue, d'être portée. Tu as le droit de déposer, de respirer, tu as le droit d’être vulnérable. Tu as le droit d’être accompagnée, sans qu’on te demande d’être “positive” ou “forte”.
Et parfois, ça commence par se retrouver.
Si en ce moment tu te trouves dans une situation où tu as l’impression que tout t’échappe, sache que tu as le droit de traverser ce que tu traverses à ton rythme.
🌿 Si tu veux aller plus loin, je suis là pour t'’accompagner. 💝